La genèse de Vernon Sullivan : Boris Vian et le roman policier

Hommage à un Auteur Compositeur Poète Ingénieur


Boris Vian (1920/1959) est né à Ville d'Avray, il est le second fils d'une famille de rentiers touchée par la crise économique de 1929.  En 1937, il obtient son baccalauréat de philosophie et de mathématiques. En 1939 il entre à l'Ecole Centrale d'où il sortira diplômé trois ans plus tard pour travailler à l'AFNOR (Association Française de Normalisation), puis en 1946 il entre à l'Office du Papier.

Les années 30 sont pour Boris et ses frères la découverte du jazz, écouté et pratiqué par l'orchestre familial lors de surprises parties qui réunissent parfois jusque quatre cents personnes dans la Villa de Ville d'Avray ; Simone de Beaucoir y participera également en 1946. Les Vian et Boris en particulier s'inscrivent dans la contre-culture de l'occupation : jazz, romans anglais, films d'Hollywood, les romans noirs américains.... tous censurés par la liste Otto. Tous ces interdits seront trangressés par ces jeunes "zazous" qui se réunissent dans des caves tel le Tabou, rue Dauphine à Paris et dont Boris sera le roi : "Le Prince de Saint-Germain-des-Prés".

vian-prix-tabou-250.jpg

 

michelle-boris-vian-sartre-et-beauvoir.jpg

 

 

 

 

 

 

C'est après la libération qu'il rencontrera Duke Ellington ; sa carrière de jazzman amateur s'arrête avec le développement de sa maladie cardio-pulmonaire.

1944, son père meurt assassiné.

1945, Boris Vian signe un contrat avec Gallimard pour Vercoquin et le Plancton, remanié sur les conseils de Queneau. Cette même année il tourne dans un film de J.Marguenat : Madame et son flirt. Cette aventure cinéùatographique lui inspirera la nouvelle : Le figurant.

1946, il écrit son premier roman : L'Ekhume des jhours. Cette même année, il est candidat au Prix de la Pléïade, décerné sur manuscrit. Le soutien de Queneau, Sartre et Lemarchand semblait le proposer gagnant. Ce fut l'Abbé Grosjean avec Terre du temps qui remprta le premier prix. Le 1er juillet, la revue des Temps Modernes lui offre la première des Chroniques du menteur. Entre le 5 et le 20 août, il écrit J'irai cracher sur vos tombes, qu'il présentera comme la traduction d'un roman noir américain d'un certain Vernon Sullivan.

1947, il termine l'Automne à Pékin et affronte les attaques et plaintes provoquées par J'irai cracher sur vos tombes.

1948, il découvre ses talents de traducteur avec les romans de Chandler, et,en 1949, il devient rédacteur en chef de la revue Jazz News.

1952, il crée Cinémassacre ou les 50 ans du 7ème Art, puis il est intronisé dans le Collège de 'Pataphysique, séduit par sa pièce de théâtre : L'Equarissage pour tous.

Jusqu'en 1959, il mène de front ces diverses activités : critique de jazz, trompette amateur, romancier, dramaturge,scénariste et acteur. Entre temps, il a abandonné son poste d'ingénieur. Il meurt lors de la première projection cinématographique de son premier roman signé Vernon Sullivan.

trompinette.jpg

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

Je suis charlie

"LA PRESSE FRANCAISE FAIT PREUVE D'UNE PARTIALITE REVOLTANTE ET NE TRAITE JAMAIS QUE DES MEMES SUJETS : LES HOMMES POLITIQUES ET LES AUTRES CRIMINELS" (Vian, of course...)

Auteur, visionnaire... grand homme, à n'en pas douter

Il semble effectivement que les mots doivent toujours se battre pour justifier leur existence. Peut être pouvons nous apprécier simplement la musicalité et les clins d'oeil qu'ils nous livrent.

Ce site vous propose un travail sur les notions de pastiche, parodie... avec beaucoup d'humilité et de simplicité.

N'hésitez pas à intervenir... 

×